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Dossier de presse Zéphyr Avenel

Ressource auteur Dossier de presse Zéphyr Avenel Une porte d’entrée vers l’œuvre, les récits vivants et l’écologie narrative. Une œuvre de seuil ne se reconnaît pas toujours immédiatement. Elle prépare parfois le lieu où elle pourra être reçue. Un dossier de presse est désormais disponible pour présenter l’univers de Zéphyr Avenel , ses livres, sa démarche d’auteur et les principaux axes de son travail autour des récits vivants . Ce document rassemble les repères essentiels pour découvrir ou relayer l’œuvre : science-fiction contemplative, fictions symboliques, écriture du seuil, écologie narrative, articles de fond, créations visuelles, radio narrative et formes numériques associées. À qui s’adresse ce dossier ? Il s’adresse aux journalistes, chroniqueurs, libraires, lecteurs-relais, organisateurs culturels ou à toute personne souhait...

Entrer dans l’œuvre : 5 portes pour approcher les récits vivants.

Page d’accueil · Récits vivants · Orientation Entrer dans l’œuvre 5 portes pour approcher les récits vivants. Fiction, pensée, écoute : plusieurs portes mènent au même seuil. Tout n’a pas besoin d’être parcouru d’un seul geste. Cette page d’auteur peut sembler vaste au premier regard. Elle rassemble des livres, des essais, des cartes, des articles de fond, une radio, des images, des espaces interactifs et des fictions de seuil. Mais elle ne demande pas d’être comprise d’un seul mouvement. On peut y entrer comme on approche une maison inconnue : par une porte entrouverte, par une lumière, par une voix, par une question, par un livre laissé sur une table. J’ai peu à peu compris que mon travail ne se présentait pas comme une ligne droite...

La fabrique des imposteurs

Texte de fond · Roland Gori · Récits vivants La fabrique des imposteurs Quand une époque nous apprend à paraître plutôt qu’à habiter. À partir de La fabrique des imposteurs de Roland Gori, cette réflexion ne prétend pas résumer l’ensemble du livre, mais en prolonger quelques lignes de force dans le contexte présent des récits, de la parole et des formes de reconnaissance. Zéphyr Avenel · Écriture du seuil · Présence · Discernement Quand les formes craquent, ne pas chercher une image parfaite. Chercher une parole assez habitée pour laisser passer le réel. Il existe des imposteurs visibles. Ceux qui mentent, usurpent, manipulent, fabriquent une image d’eux-mêmes pour obtenir une place, un pouvoir, une reconnaissance. Mais Roland Gori,...

Quand un récit entre en nous

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Quand un récit entre en nous Genèse 3, psychologie cognitive et manipulation narrative contemporaine Il arrive que rien ne change dans le monde visible. Et pourtant, tout commence à se déplacer en nous. Il existe des bascules intérieures presque imperceptibles. Rien, extérieurement, n’a encore changé. Le monde est le même. L’objet est le même. La situation est la même. Et pourtant, quelque chose s’est déplacé dans le regard. Ce qui paraissait neutre devient attirant. Ce qui semblait stable devient suspect. Ce qui était une limite devient une privation. Ce qui était une parole de confiance devient un signe de domination. Souvent, tout commence là. Non dans l’acte lui-même, mais dans la manière dont une parole, une suggestion, une interprétation, un récit, entrent en nous et reconfigurent silencieusement notre rapport au réel. C’est c...

La concentration narrative du pouvoir - Géopolitique, guerre des récits et cartographie du croyable

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Texte de fond • cartographie • récits La concentration narrative du pouvoir Géopolitique, guerre des récits et cartographie du croyable Nous n’entrons pas seulement dans un monde plus conflictuel. Nous entrons dans un monde où le pouvoir consiste de plus en plus à cadrer le réel avant même qu’il soit discuté. Pourquoi ce texte maintenant ? Parce qu’un déplacement est en train de s’opérer sous nos yeux : le pouvoir ne cherche plus seulement à contrôler des territoires, des ressources ou des flux. Il cherche aussi, de plus en plus, à cadrer les conditions mêmes dans lesquelles le réel sera perçu, interprété et partagé. Nommer ce déplacement n’est pas ajouter un commentaire de plus au vacarme ambiant. C’est tenter de le rendre lisible. Pendant longtemps, la géopolitique a été pensée à partir des territoires, des armées, des frontière...

Ce qui devient plus léger quand la justesse augmente

Ce qui devient plus léger quand la justesse augmente Quand l’allègement ne vient pas d’un oubli du réel, mais de la disparition d’un faux poids, d’un surcoût ou d’une forme devenue inadéquate Toute légèreté n’est pas juste. Mais il existe des moments où quelque chose devient plus léger non parce qu’il a été nié, simplifié ou contourné, mais parce qu’une forme plus juste a enfin été trouvée. Nous nous méfions parfois de ce qui devient plus léger. Et cette méfiance n’est pas absurde. Il existe des allègements qui viennent d’un évitement, d’un oubli, d’un lissage trop rapide, d’une simplification défensive. Il arrive que l’on se sente plus léger parce qu’on a refermé trop tôt une question, minimisé un coût réel, quitté intérieurement une scène sans l’habiter jusqu’au bout. Dans ces cas-là, la légèreté ne dit pas nécessairement la justesse. Elle peut n’être qu’une suspension. Mais ce n’est pas la seule forme de légère...

Une paix juste ne demande pas que l’on se réduise

Une paix juste ne demande pas que l’on se réduise Quand le calme d’un lien ne repose plus sur l’effacement discret de l’un, mais sur une forme plus habitable de réciprocité La paix est précieuse. Mais elle ne devient vraiment juste que lorsqu’elle ne repose plus sur l’effacement discret de l’un, sur la retenue excessive de l’autre, ou sur une économie silencieuse du coût qui rend le calme possible au prix d’une réduction de soi. Nous avons de bonnes raisons d’aimer la paix. Elle évoque l’apaisement, la possibilité de respirer, la fin des tensions trop vives, une forme de coexistence moins heurtée. Dans les liens comme dans les scènes ordinaires, elle semble souvent représenter un bien évident. Lorsqu’une relation ne déborde pas, lorsqu’un échange ne tourne pas à la lutte, lorsqu’une présence ne réveille pas immédiatement la défense, quelque chose paraît devenir plus vivable. Et pourtant, toutes les paix ne se vale...

Certaines joies ne sont pas des oublis

Certaines joies ne sont pas des oublis Quand une joie ne vient ni du déni ni de la distraction, mais d’une vie moins contractée, plus juste et plus habitable Toute joie n’est pas lucide. Mais il existe des joies qui ne viennent ni du déni, ni de la distraction, ni de l’oubli du réel. Elles apparaissent lorsque la vie n’a plus besoin de se défendre autant pour continuer à être vraie. Nous nous méfions parfois de la joie. Et cette méfiance n’est pas sans raison. Il existe des joies qui servent à oublier, à recouvrir, à se détourner, à ne plus sentir ce qui coûte. Il existe des légèretés qui ne sont que des suspensions provisoires. Des exaltations qui masquent. Des soulagements qui ferment. Des bonheurs rapides qui achètent leur éclat au prix d’une réduction de la lucidité. Dans ces cas-là, la joie n’ouvre pas. Elle détourne. Mais il serait dommage de conclure de cela que toute joie trahit le réel. ...