Le silence comme écoute intérieure - Récits dominants, récits vivants, et la possibilité d’un « pourquoi pas ? »
Le silence comme écoute intérieure Récits dominants, récits vivants, et la possibilité d’un « pourquoi pas ? » Il existe des silences qui ne sont pas des pauses. Pas des absences. Mais des déplacements . Dans certains récits — et peut-être dans certaines périodes de nos vies — le silence ne vient pas calmer le monde. Il vient tester notre manière d’écouter . Quand le bruit s’arrête, qu’est-ce qui écoute ? Nous vivons immergés dans des récits dominants. Ils organisent le réel, donnent des cadres, produisent de la cohérence. Ils expliquent vite, interprètent tôt, concluent souvent. Mais que se passe-t-il quand, pour une raison ou une autre, le bruit baisse ? Non pas seulement le bruit sonore, mais le bruit des interprétations automatiques, des récits prêts à l’emploi, des réponses qui rassurent. Le silence, alors, ne dit rien. Il retire . Et ce retrait pose une question simple, presque inconfortable : Sommes-nous encore capables d’écouter autrement que...