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Les Furtifs : réapprendre à habiter le vivant

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Les Furtifs : réapprendre à habiter le vivant Quand un roman d'Alain Damasio rencontre Bruno Latour, Donna Haraway, Baptiste Morizot, Amitav Ghosh et Edgar Morin. Il existe des livres que l'on referme après avoir suivi une histoire. D'autres que l'on garde longtemps en mémoire parce qu'ils continuent à travailler notre regard. Et puis il y a ces œuvres plus rares qui déplacent silencieusement notre manière d'habiter le monde. Les Furtifs , d'Alain Damasio, appartient à cette dernière catégorie. À première vue, il s'agit d'un roman de science-fiction. Une société où les villes deviennent progressivement des espaces contrôlés, où les technologies de surveillance s'immiscent dans les gestes du quotidien, où un couple recherche sa fille disparue, attirée par d'étranges créatures appelées « les furtifs ». Mais très vite, le lecteur comprend que le véritable sujet du livre n'est pas la technologie. Ce n'est même pas...

Le Veilleur du seuil

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Le Veilleur du seuil — Certaines portes demeurent closes. Certains chemins attendent simplement que nous recommencions à marcher. Après la porte fermée Ce que Blanche comme neige nous apprend sur le courage de n'appartenir à personne. « Il faut du courage pour n'appartenir à personne. » Il existe des films qui racontent une histoire. Et puis il existe des films qui semblent raconter silencieusement quelque chose de nous-mêmes. Blanche comme neige , réalisé par Anne Fontaine, appartient à cette seconde catégorie. Sous les apparences d'une réécriture contemporaine du conte de Grimm, il propose une traversée beaucoup plus profonde : celle d'une femme qui cesse progressivement d'habiter le récit que les autres avaient écrit pour elle. En refermant le film, je n'ai pas eu le sentiment d'avoir assisté à une victoire contre une adversaire. J'ai eu l'impression d'avoir vu naître une autre manière d'habiter le monde....

Accepter le réel n'est pas renoncer au monde

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Accepter le réel n'est pas renoncer au monde Quand certaines portes demeurent closes, les chemins deviennent visibles. « Le chemin ne commence pas lorsque la porte s'ouvre. Il commence lorsque l'on cesse d'attendre qu'elle s'ouvre. » Nous avons appris à penser que vivre consistait à transformer le réel. À ouvrir les portes fermées. À convaincre ceux qui nous résistent. À réparer les relations qui se brisent. À faire advenir un monde conforme à nos attentes. Cette aspiration est profondément humaine. Elle témoigne de notre capacité d'espérer, d'imaginer, de créer. Pourtant, elle peut aussi devenir une source d'épuisement lorsqu'elle se transforme en lutte permanente contre ce qui est. Il existe des situations où aucun effort supplémentaire ne permettra d'ouvrir une porte demeurée close. Une relation familiale qui ne retrouve pas sa confiance. Un projet professionnel qui s'interrompt. Une reconnaissance a...

Le tissu du vivant — Une culture de la relation

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Le tissu du vivant – Une culture de la relation | Les Récits Vivants LES RÉCITS VIVANTS Essais pour habiter le monde autrement Le tissu du vivant Pourquoi notre époque a besoin d'une culture de la relation 🌿 Lecture : environ 12 minutes • Science • Philosophie • Émergence • Relation Figure 1 — Le tissu du vivant. Une cartographie des relations entre diversité, émergence, altérité, récit et culture de la relation. « Le tissu du vivant nous rappelle qu'aucun être ne porte à lui seul le motif du monde. Chacun n'en révèle qu'un fil. C'est dans leur entrelacement que peut émerger une manière plus vivante d'habiter la Terre. » Pendant longtemps, les biologistes pensaient connaître l'architecture fondamentale d'un système nerveux. Les neurones. Les synapses. La transmission de l'information. Puis les recherches sur les cténophores , ces animaux marins vieux de plusieurs centaines de m...