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Affichage des articles du février, 2026

Pourquoi un pôle structurel à côté de la fiction ?

Réflexion issue des registres croisés de fiction et d’analyse structurale. Pourquoi un pôle structurel à côté de la fiction ? Certains textes prennent la forme de récits. D’autres exigent une observation plus structurelle. Écrire des récits vivants, c’est ouvrir des passages de sens. C’est tenir des seuils. C’est explorer ce qui tremble sans le figer. La fiction permet d’habiter une tension. Elle laisse respirer ce qui ne peut pas être réduit à une thèse. Mais certaines dynamiques ne relèvent pas seulement du récit. Elles relèvent de la forme. Lorsque les tensions deviennent collectives, lorsque les flux s’intensifient, lorsque les structures influencent silencieusement les vies, il devient nécessaire d’observer les mécanismes eux-mêmes. Non pour dénoncer. Non pour prescrire. Mais pour clarifier. C’est dans cet espace qu’existe le Collectif de Veille . La fiction explore l’expérience. Le pôle structurel observe les architectures invisibles qui la rendent possible. L’un travai...

Le silence comme écoute intérieure - Récits dominants, récits vivants, et la possibilité d’un « pourquoi pas ? »

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Le silence comme écoute intérieure Récits dominants, récits vivants, et la possibilité d’un « pourquoi pas ? » Il existe des silences qui ne sont pas des pauses. Pas des absences. Mais des déplacements . Dans certains récits — et peut-être dans certaines périodes de nos vies — le silence ne vient pas calmer le monde. Il vient tester notre manière d’écouter . Quand le bruit s’arrête, qu’est-ce qui écoute ? Nous vivons immergés dans des récits dominants. Ils organisent le réel, donnent des cadres, produisent de la cohérence. Ils expliquent vite, interprètent tôt, concluent souvent. Mais que se passe-t-il quand, pour une raison ou une autre, le bruit baisse ? Non pas seulement le bruit sonore, mais le bruit des interprétations automatiques, des récits prêts à l’emploi, des réponses qui rassurent. Le silence, alors, ne dit rien. Il retire . Et ce retrait pose une question simple, presque inconfortable : Sommes-nous encore capables d’écouter autrement que...