UNE CASE DE CÔTÉ
UNE CASE
DE CÔTÉ
Il existe une vieille expression populaire :
Une manière de désigner celui qui semble décalé, étrange, irrationnel ou hors des normes habituelles.
Et puis récemment, une autre formulation est apparue dans un registre plus humoristique :
La phrase fait sourire parce qu’elle révèle quelque chose de notre époque.
01 · LE MONDE DES CASES
Nous vivons dans des sociétés extraordinairement puissantes pour organiser l’information.
Jamais l’humanité n’a autant classé, mesuré, évalué, anticipé, tracé, optimisé.
Nos plateformes nous catégorisent. Nos métiers nous spécialisent. Nos algorithmes apprennent nos comportements.
Même nos émotions tendent parfois à être transformées en indicateurs.
02 · LE MALENTENDU SUR LE DÉCALAGE
Pendant longtemps, le décalage a surtout été perçu comme une anomalie.
Pourtant, l’histoire humaine est traversée par ces figures du déplacement :
- artistes,
- philosophes,
- poètes,
- inventeurs,
- explorateurs symboliques.
Non pas des êtres hors du réel, mais souvent des personnes capables de voir ce que les cadres dominants ne percevaient plus.
03 · EDWARD DE BONO ET LA PENSÉE LATÉRALE
Edward de Bono a proposé une idée devenue essentielle : la pensée latérale.
Selon lui, beaucoup de problèmes persistent non parce que nous manquons de logique… mais parce que nous utilisons toujours les mêmes structures mentales.
04 · UNE SOCIÉTÉ QUI SAIT TOUT… SAUF RESPIRER
Nous disposons aujourd’hui :
- d’informations infinies,
- d’outils puissants,
- d’analyses permanentes,
- de technologies prédictives,
- d’une capacité de calcul inédite.
Et pourtant, beaucoup éprouvent une fatigue diffuse, une saturation mentale, un sentiment d’étouffement symbolique.
05 · LA NÉCESSITÉ DES CASES DE CÔTÉ
Peut-être avons-nous besoin aujourd’hui de réhabiliter certaines formes de décalage.
Non pas la confusion. Non pas la destruction du réel.
Mais des espaces capables d’accueillir :
- le doute,
- la lenteur,
- la nuance,
- l’imaginaire,
- la contemplation,
- les récits vivants.
Le problème n’est peut-être pas d’avoir une case en moins.
Ni même une case en trop.
Mais d’avoir perdu la capacité d’imaginer des cases ouvertes, mobiles, respirables.
Des cases de côté.
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